D’anciennes spécialités genevoises
Les plaisirs de la nouveauté n’ont pas sonné le glas des mets
traditionnels: les filets de perche du lac Léman, la longeole –
un saucisson de porc au fenouil – ou les cardons en gratin et,
en dessert, une tarte aux poires. Cette vraie cuisine genevoise
se trouve encore facilement dans certaines brasseries ou bistrots
de quartier, où chacun peut aussi apprécier les spécialités
suisses traditionnelles: une bonne raclette ou une bonne fondue.
L’évolution de la cuisine s’adaptant aux désirs de la clientèle,
la cuisine genevoise n’échappe pas à ces changements.
Internationalisée, elle présente actuellement toutes les tendances
possibles. Ville internationale par excellence, Genève offre
une palette extrêmement variée de cuisines de tous horizons.
2000 ans de vin
Qui dit bonne chère, dit bon vin et Genève peut être fière de
son vignoble deux fois millénaire. Aux portes mêmes de la ville,
près de 1500 hectares produisent 13,5 millions de litres par an.
Une particularité du canton de Genève est de posséder la plus
grande commune viticole de Suisse: Satigny. Blancs et rouges
couvrent à parts égales le vignoble genevois, qui englobe des
cépages aussi variés que le Gewürztraminer et le Viognier en
passant par le Cabernet Sauvignon et le croisement intéressant
qu’est le Gamaret. Le Chasselas, à la robe brillante et mordorée,
règne sur les blancs, tandis que le Gamay, léger et délicatement
fruité, n’est autre que le roi des cépages rouges.
Plus rare et d’autant plus prisée, une gamme d’autres cépages
séduit par ses caractères propres: Chardonnay, Pinot gris,
Pinot blanc, Riesling, Aligoté, sans oublier l’aristocratique Pinot
noir, souple et capiteux, qui saura vous retenir ou vous donnera
l’envie de revenir à Genève, havre des gourmets et du bien
vivre.