Coutumes hivernales à Hallwil (AG)

Hallwil

Le concours de claquement de fouets le dernier dimanche de novembre ou premier dimanche de décembre; la chasse à Saint Nicolas le deuxième jeudi de décembre; Enfant de Noël les 24 et 25 décembre; Battage à fléau le 31 décembre à minuit; Mascarade le 2 janvier.

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Le village d'Hallwil dans l'Argovie réformée est de loin le seul qui connaisse dans l'espace d'un mois tout un cycle de coutumes, maintenu, il est vrai, grâce à l'initiative et à la collaboration de quelques particuliers. Le coup d'envoi est donné le dernier dimanche de novembre ou le premier de décembre par le Chlauswettchlopfe (concours de claquement de fouets). Garçons, adolescents et jeunes hommes, répartis en trois catégories, font claquer des fouets de trois à cinq mètres de long. Les prestations sont évaluées selon des normes sévères par un jury compétent. Un riche éventail de présents attend les vainqueurs, le meilleur se voit attribuer une channe en étain. Retentissant final que la représentation d'ensemble d'environ trente participants faisant claquer leurs fouets.

Le deuxième jeudi de décembre, six garçons de treize ou quatorze ans, sachant faire claquer les fouets, font le Chlausjuge (litt. la chasse à saint Nicolas). Ils portent six sortes de masques traditionnels et visitent ainsi les maisons du village en offrant des cadeaux aux enfants ou si besoin est en les admonestant.

Sept fillettes du même âge perpétuent le soir du 24 décembre et le jour de Noël une coutume qui a lieu dans la plus stricte intimité villageoise. Le Wienechtchind (l'enfant de Noël), vêtu de blanc et voilé, accompagné de six autres jeunes filles en habits roses, rend visite, le soir, aux familles du village. Il salue les personnes présentes en leur serrant la main sans mot dire et distribue des friandises aux enfants, tandis que les accompagnatrices chantent un chant de Noël. Les adieux se font aussi en silence.

Le soir de la Saint-Sylvestre, vers minuit, la population se rassemble autour d'un grand feu de bois sur une colline dominant le village. A minuit moins dix, un groupe de huit hommes se met à battre en cadence au fléau une surface de bois de la grandeur d'une table disposée à même le sol. Ils cessent leurs coups juste avant minuit pour les reprendre de plus belle dès que les cloches ont sonné l'an neuf. Un quart d'heure plus tard, l'air est «purifié» et les mauvais esprits sont «expulsés».

La dernière coutume de ce cycle a lieu le 2 janvier (Bärzelitag). Quinze adultes célibataires, costumés et masqués, personnifient cinq Grüeni (verts), cinq Dürri (secs) ainsi qu'un chameau et ses chameliers. Les verts doivent symboliser le printemps et la vie, les maigres l'hiver et la mort. Au début de l'après-midi, ces personnages fantasques courent et gesticulent à travers leur village et plus tard à travers les villages voisins, pour finalement mettre un terme à leurs extravagances par un repas du soir pris en commun.

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