Le plus grand, affublé d'une grande barbe blanche, marche en tête,
tenant à la main une longue perche avec à l'extrémité un chiffon enduit
de suie. Gare alors aux curieux qui se mettent aux fenêtres; le risque
de se voir barbouillés de suie leur pend au nez! Ces hommes, tous vêtus
de longs manteaux foncés, portent en guise de chapeau des tuyaux de
carton noir pouvant atteindre deux mètres de haut. Ces couvre-chefs
n'ont cependant pas de signification profonde. Ils ont pris cette forme
au cours des temps, à la suite de paris entre les participants.
La coutume actuelle, telle qu'on peut l'observer depuis un demi-siècle environ, est une forme fort assagie des cortèges sauvages d'autrefois, connus depuis le début du 19e siècle dans différents villages du canton de Bâle-Campagne.
La coutume actuelle, telle qu'on peut l'observer depuis un demi-siècle environ, est une forme fort assagie des cortèges sauvages d'autrefois, connus depuis le début du 19e siècle dans différents villages du canton de Bâle-Campagne.




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