Le mercredi précédant la Sainte-Agathe, meuniers, boulangers et
confiseurs, réunis au sein d'une corporation-confrérie, assistent, avant
de prendre part au repas de la corporation, à un service religieux à la
mémoire et en l'honneur de leurs saints patrons. Dès que le repas est
terminé, les enfants rassemblés sur la place Am Fischmarkt (Au marché
aux poissons) commencent à crier Bäckermöhli, Bäckermöhli. Aussitôt,
les membres des corporations apparaissent au balcon et leur lancent
friandises, oranges et petites saucisses.
Greth Schell fait
partie des figures traditionnelles du carnaval de Zoug. Elle ramène à
la maison dans une hotte son mari qui s'est enivré dans une auberge. Le
lundi de carnaval, elle déambule dans les rues de la ville accompagnée
de sept Lööli (fous, bouffons) en costumes colorés. Depuis près de cent
ans, la corporation des menuisiers, des tourneurs et des tonneliers
perpétue cette coutume. Aux cris de Greth Schällebei, les enfants
reçoivent, comme au Bäckermöhli, de la nourriture que leur jettent
généreusement les représentants de ces associations.
Il était
d'usage autrefois, le Mardi Gras (jour avant le mercredi des Cendres),
d'interrompre danses et mascarades à minuit juste. Le danseur invitait
alors sa danseuse à prendre une collation et le dimanche suivant, elle,
lui offrait du café ou du vin accompagné de beignets. Parents et amis
en avaient connaissance et donnaient alors une aubade aux deux
amoureux, ce qui leur donnait aussi droit au vin et aux beignets. Comme
ils réclamaient toujours plus de beignets (meh Krapfe), la coutume a
reçu le nom de Chropflimeh. Depuis la seconde guerre mondiale, le
groupe de costumes de la ville de Zoug en assume l'organisation. Il
communique aux groupes de chanteurs, qui s'annoncent et qui très
souvent sont costumés, les adresses des couples, auxquels une telle
visite ferait plaisir et qui sont volontiers disposés à récompenser les
auteurs de la sérénade de façon traditionnelle, c'est-à-dire de
beignets et de vin.




0 Commentaires