Trois sortes de personnages méritent l'attention: les
Achetringeler, qui sonnent de grosses cloches, les Bäsemanne («hommes
aux balais»), porteurs de longues perches auxquelles sont fixées des
branches de genièvre et les Blaateremannli (Bluatere = vessie et Manuli
= petit homme), brandissant des vessies de porc gonflées d'air.
Sur
de petites places, le cortège s'arrête et celui qui est à sa tête prend
congé, en vers, de l'année écoulée et souhaite une bonne et heureuse
année à la population. Entre les phrases, les Bäsemanne gesticulent et
sèment la terreur parmi les spectateurs. A la fin du cortège, les
Blaateremannli et les Basemanne, qui entre-temps se sont aussi «armés»,
rouent de coups, tout spécialement les jeunes filles, avec leurs
vessies de porc, jusqu'à ce que leurs «armes» éclatent. Le contraste
entre le calme empreignant le cortège et la présentation des voeux, et
le tintamarre règnant lors de la deuxième partie, révèle une lente
évolution de la coutume, mais probablement aussi l'intervention des
adultes.




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