Le lundi après le mercredi des Cendres, à quatre heures du matin,
c'est le coup d'envoi: le Morgestraich. Fifres et tambours en charivari
- en costumes et masques individuels - avec une petite lumière sur la
tête se mettent en branle pour sillonner, en jouant de la musique, le
coeur de la ville enveloppée d'obscurité. Les cliques portent des
lanternes pouvant atteindre plus de trois mètres de haut. Ces créations
de bois et de toile sont éclairées de l'intérieur et illustrent de
façon moqueuse un événement de l'année écoulée. Parmi les mélodies
jouées, certaines datent de plusieurs décennies, d'autres sont
nouvelles.
Les après-midi du lundi et du mercredi, selon un
horaire individuel, les cliques suivent un itinéraire établi à travers
la ville entre les denses rangs de spectateurs. Plusieurs mois avant le
carnaval, elles choisissent un thème d'actualité qui sera parodié sur
les costumes, les masques, les lanternes de même que dans le poème en
vers distribué à l'assistance.
Les lundi et mercredi soirs, de
petits groupes et des solitaires vont se produire de local en local.
Par de brefs vers chantés accompagnés de dessins, les Schnitzelbangg,
ils esquissent un portrait ironique et critique de l'année passée.
Le
mardi soir est surtout réservé aux Guggemuusige qui emplissent la cité
de leur cacophonie. Pour beaucoup, le moment le plus apprécié est
appelé gassle (se promener dans les ruelles). Groupes ou
individualistes masqués jouant du fifre et du tambour marchent dans les
étroites ruelles de la vieille ville, tandis que le public leur emboîte
le pas.
Cette liesse dure jusqu'au jeudi à quatre heures du
matin. C'est alors une année de patience jusqu'à ce que retentissent à
nouveau les quatre coups de cloche très attendus du lundi matin après
le mercredi des Cendres.
Informations
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