A midi, le tout doit être achevé et le poteau avoir un diamètre de
près de deux mètres. L'après-midi, des adultes enfoncent le Hom Strom
dans un trou creusé à cet effet dans un pré situé en face du village.
Le Hom Strom fait alors l'objet d'une surveillance accrue, de façon à
ce que des galopins des villages voisins ne puissent y mettre le feu
avant l'heure.
Le soir, dès que l'horloge du clocher a sonné
huit heures, les aînés des garçons bombardent le Hom Strom de boules de
feu confectionnées avec des chiffons imbibés de pétrole qui, après
avoir illuminé les alentours, enflamment le bonhomme de paille. Devant
ce brasier, enfants et adultes entonnent le chant du Hom Strom, dû à la
plume d'un poète local. Une demi-heure plus tard, tout est fini et
chacun regagne le village.
Le peu de connaissances sur l'origine
de la coutume autorise maintes suppositions. Si un rapport avec la fête
catholique de la Chandeleur (2 février) est certainement secondaire,
les racines pourraient bien se trouver dans le domaine cultuel païen.




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