L'été en Valais
Introduction
Les plus beaux panoramas de Suisse ? Ils sont en Valais. 45 sommets franchissent la barre mythique des 4000 mètres, parmi lesquels le célèbre Cervin. On chemine le long de crêtes escarpées, le regard happé par l’éclat turquoise des lacs de barrage. Train, bus, téléphérique, télécabine : 8 jours d’émerveillement en mode mobilité douce.
Valais
Avec son paysage unique et varié, le Valais est une région de contrastes: Des sommets majestueux aux vallées authentiques ainsi qu'aux vastes vignobles dans la vallée du Rhône.
Aperçu
Jour 1 : Visite du château Stockalper et du World Nature Forum à Brigue
Jour 2 : Randonnée vers Moosfluh et panorama à 360° sur le glacier d’Aletsch depuis l’Eggishorn
Jour 3 : Train du Gornergrat pour admirer le Cervin et l’univers glaciaire
Jour 4 : Bain thermal à Loèche-les-Bains et promenade jusqu’au point de vue de la Gemmi
Jour 5 : Découverte du village de St-Luc dans le Val d’Anniviers et fabrication de pain de seigle
Jour 6 : Randonnée sur le sentier de St-Luc avec fondue et nuit de charme
Jour 7 : À Martigny, visite des chiens du Saint-Bernard et quiz gourmand dans la ville
Jour 8 : Découverte du barrage d’Emosson et randonnée avec vue sur le Mont-Blanc
Jour 1
Depuis Zurich HB, le train file vers Brig, charmante petite ville alpine nichée dans la vallée du Rhône. Deux heures de trajet à admirer des montagnes de plus en plus impressionnantes. A l’arrivée, Brig dévoile son joyau : le château Stockalper, l’un des plus imposants édifices de l’architecture baroque en Suisse, érigé sur ordre du riche marchand valaisan Gaspard Stockalper de la Tour (1609-1691). Trois tours de granit enserrent la Cour des arcades, tandis qu’à travers de petites fenêtres, se dévoilent les jardins historiques ornés de fruitiers et de haies de buis (entrée gratuite).
Dans les épais murs du palais, le restaurant Schlosskeller propose un déjeuner varié : plats traditionnels et options vegan, à manger sur place ou à emporter. Par beau temps, on s’installe au jardin sous un cognassier. Puis, retour à la gare pour rejoindre le World Nature Forum, sur la rive nord du Rhône. Le monde des montagnes se dévoile : cristaux observés à la loupe, démonstrations de la force de l’eau, état des glaciers face au changement climatique… Dans un wagon de train de montagne de 1912, on revit virtuellement la première ascension de la Jungfraujoch. Un avant-goût idéal de ce programme de 8 jours en montagne !
Si si, le cordon bleu est né ici, à Brig ! Selon la recette de 1818, il se prépare avec de la viande et le fromage raclette du Valais AOP. On le savoure au restaurant Walliserstuba, à deux pas de la pittoresque place St-Sébastien et de l’hôtel Stockalperhof. Dernier coup d’œil sur la vieille ville : les hauts sommets veillent en silence. Et attendent le randonneur.
Jour 2
L’achat du Passeport Découverte Aletsch à l’office du tourisme de Brig vous ouvre l’accès à tous les téléphériques de l’Aletsch Arena ainsi qu’au train local jusqu’à Fiesch. C’est parti ! De la gare de Brig, 10 minutes de train jusqu’à Mörel, téléphérique jusqu’à Riederalp (1925 m), puis télécabine jusqu’au point de vue de Moosfluh (2335 m). Le silence s’impose à la vue du grand glacier d’Aletsch : 11 milliards de tonnes de glace s’étirant sur 20 kilomètres. Un spectacle saisissant qui émeut plus d’un visiteur ! On marche le long de la crête, puis à travers la magnifique forêt protégée d’Aletsch jusqu’à Riederfurka.
Déjeuner à la Villa Cassel, élégante villa victorienne qui surgit comme un mirage dans ce décor alpin sauvage. Elle abrite un centre dédié à la protection de la nature, ainsi qu’un salon de thé au parquet en bois brillant. C’est l’endroit idéal pour une soupe chaude et un gâteau maison. De retour à Riederalp, télécabine jusqu’à Mörel, puis train jusqu’à Fiesch, un peu plus loin dans la vallée. On s’installe à l’Hôtel des Alpes, reconnaissable à sa façade jaune ocre, avant de repartir aussitôt vers les téléphériques menant au sommet de l’Eggishorn. Là encore, la vue impressionne : le gigantesque glacier d’Aletsch est entouré d’une vingtaine de sommets dépassant les 4000 mètres.
À l’Hôtel des Alpes, on trinque avec une Aletschbier brassée sur place par le propriétaire, sommelier en bière. Santé ! À cette belle journée alpine, qui se prolonge autour des spécialités valaisannes du restaurant.
Jour 3
Il faut avoir vu le Cervin au moins une fois dans sa vie ! Direction Zermatt. Le voyage en train, un peu plus de deux heures, vaut à lui seul le détour : la rame s’élève en suivant le cours de la Vispa, entre forêts de pins élancés et parois rocheuses vertigineuses. Le paysage alpin se dévoile, grandiose. Des « oh » émerveillés fusent dans les wagons. À Zermatt, on embarque à bord du train à crémaillère du Gornergrat qui grimpe jusqu’à la terrasse ensoleillée du Gornergrat, à 3100 m d’altitude. La montagne en mode durabilité : les trains qui redescendent produisent suffisamment d’énergie pour alimenter en partie ceux qui montent. Du sommet, le panorama est saisissant : pas moins de 29 sommets dépassant les 4000 mètres se dressent à l’horizon, dominés par la silhouette emblématique du Cervin. Le spectacle laisse sans voix.
Midi : on s’attable au restaurant moderne Saycheese! pour une surprenante fondue au Toblerone. Après-midi : marche du Gornergrat jusqu’à la gare de Rotenboden, où se niche le plus haut jardin alpin d’Europe, à 2800 mètres. Derrière les barrières de bois, les edelweiss, les gentianes et la linaigrette attirent tous les regards. On poursuit ensuite sur le sentier du Riffelsee, qui serpente entre deux petits lacs de montagne, avant de rejoindre la gare de Riffelberg et de redescendre en train vers Zermatt.
Depuis Zermatt, on met le cap sur Loèche, de l’autre côté de la vallée du Rhône, puis bus jusqu’à Loèche-les-Bains qui dispose du plus grand complexe thermal de Suisse. Après cette journée bien dense, un bain fumant est particulièrement apprécié ! Au Restaurant Sternen, on savoure une délicieuse cuisine régionale dans un chalet de 1753, aux murs et plafonds lambrissés de bois. Rassasié, on arrive à l’hôtel Waldhaus. L’atmosphère y est chaleureuse, accueillante, romantique même.
Jour 4
Le petit-déjeuner se prend sur la terrasse ensoleillée de l’hôtel, chaussures de randonnée aux pieds. Près de la place du village, on emprunte la Passerelle des sources thermales, spectaculaire construction en acier qui traverse les gorges de la Dala. En contrebas, le ruisseau gronde. À quelques mètres, les sources thermales de Loèche-les-Bains bouillonnent, après quarante ans passés sous terre. Sur le pont suspendu, le fracas d’une cascade qui chute de 35 mètres surprend à chaque pas. La nature se déploie dans sa force brute. En suivant les panneaux, on regagne le village et l’hôtel. Midi, on se laisse tenter par un Waldhaus-Plattji : un assortiment de viandes séchées à l’air, servi avec un pain de seigle élaboré selon une recette locale ancestrale.
L’après-midi, la télécabine grimpe vers la Gemmi, un plateau ensoleillé à 2350 mètres. La cabine rouge s’élève et, à chaque mètre, le panorama alpin se déploie encore et encore. Le Valais livre ses plus beaux paysages. Sur la plateforme, on ne sait plus où poser les yeux, tant le spectacle est grandiose. Depuis le col de la Gemmi, le sentier fait le tour du lac de Dauben à la clarté cristalline. Audessus de la limite des arbres, l’espace s’ouvre et la lumière se fait intense. Les fleurs alpines explosent en couleurs et le sifflement des marmottes ponctue le silence.
Le soir, on reste dans ce paysage à couper le souffle. À la Gemmi Lodge 2350, on profite du spa ou on observe la faune sauvage : aigles royaux et gypaètes barbus évoluent audessus des crêtes. Menu du jour gourmand et nuitée sous un ciel d’une pureté exceptionnelle.
Jour 5
Retour à Loèche-les-Bains par le téléphérique de la Gemmi. Sur la place du village, bus Ringjet jusqu’à l’arrêt Lärchwald. A partir de là, l’agréable sentier panoramique de Torrent s’ouvre aux marcheurs. Une balade facile, même avec de jeunes enfants, entre alpages en fleurs, granges et chalet. Les pins embaument l’air et la montagne se déploie, imposante. Au bout du sentier, le restaurant Weidstübli surgit entre falaises abruptes et grands mélèzes. À l’intérieur, le bois domine et réchauffe l’atmosphère; dehors, de grands parasols invitent à profiter du paysage. La carte revisite avec une note originale les plats traditionnels des refuges de montagne : les spaghettis Weidstübli ne déçoivent jamais !
Retour à Loèche-les-Bains, bus pour Loèche, puis train pour Sierre. La ville, baignée de soleil et entourée de vignobles, est la porte d’entrée du Val d’Anniviers, l’une des sept vallées latérales de la vallée du Rhône suisse. Le bus pour St-Luc serpente sur un col de montagne sinueux. Le relief montre à quel point les habitants dépendaient de leurs propres ressources. Dans les maisons en bois isolées, on stockait des provisions et dans les fours communs, on cuisinait des pains à base de seigle des jardins. Aujourd’hui encore, à St-Luc comme à Grimentz, on peut cuir son pain au four à bois et sentir l’odeur chaude envahir l’air — on se découvre une âme de montagnard !
Attention : en prévision de la journée de demain, il faut réserver son kit fondue en ligne ou à l’Office du Tourisme de St-Luc. Le dîner au restaurant Le Beausite est raffiné : chaque table est ornée de rosiers des Alpes cueillis dans les prés. Authentique, le Val d’Anniviers ne se raconte pas, il se savoure. L’hôtel Grand Chalet Favre prolonge ce doux sentiment d’être chez soi. Dans le salon, on s’installe dans un fauteuil en cuir avec un livre ; la nuit, on s’endort sous un linge de lit doux, bercé par le silence.Haut du formulaire
Jour 6
On se prépare pour une journée de randonnée exigeante : bonnes chaussures, crème solaire, casquette et bouteille d’eau à portée de main. Le kit de fondue est récupéré au Bureau de Tourisme. On emprunte le Sentier des Lacs n°22, reliant St-Luc à Tignousa, pour un parcours de plus de quatre heures avec dénivelés. Les panneaux verts Sentier des Lacs, parfois fixés sur des rochers, guident les pas. On traverse des plateaux rocheux, quatre lacs, des neiges éternelles, des prairies fleuries et des ruisseaux. Quelle splendeur et quel silence ! Sur le rives du Lac de Combavert (ou un autre), on sort le kit fondue (un court film explicatif est dispo sur le site) et le pain, et aussitôt la prairie alpine devient un resto à ciel ouvert !
Tignousa se dresse au pied du télésiège éponyme, à deux pas de l’Observatoire François-Xavier Bagnoud. Un lieu high-tech où observer le soleil et l’univers à travers un télescope ultrapuissant. Puis, on suit le Sentier des Planètes et la Route des Lacs. Les panoramas sont époustouflants : la « Couronne Impériale », spectaculaire succession de 4000m, se dévoile dans toute sa splendeur, tandis que le Cervin impose sa forme pyramidale. Chemin faisant, on découvre le système solaire de façon originale : des sculptures représentant planètes et comètes jalonnent le sentier, avec des explications détaillées.
Demi-tour à la Cabane Bella-Tola et retour à Tignousa ou pause méritée sur la terrasse ensoleillée de ce chalet aux volets rouges. Vent frais, soleil chaud, Rivella frais ou thé glacé : on savoure l’instant. De retour à St-Luc, restitution du kit de fondue et dîner copieux à l’hôtel Grand Chalet Favre, avant une nuit bercée par le souvenir de cette journée terrestre et céleste à la fois.
Jour 7
Direction Sierre en bus, puis train pour Martigny. Par la fenêtre, les paysages du Valais défilent : vignobles et vergers à perte de vue (les abricots sont fameux). Lovée dans un méandre du Rhône, Martigny cultive une solide réputation gourmande. Des panneaux racontent l’histoire des anciens cols alpins, dont celui du Grand-Saint-Bernard, passage mythique vers l’Italie. Qui évoque la silhouette familière des célèbres chiens sauveteurs. Autrefois élevés par des moines, ces chiens sont aujourd’hui sous l’aile de la Fondation Barry. Leur royaume s’appelle Barryland. Dans ce parc thématique, on peut observer ces adorables compagnons à quatre pattes.
Déjeuner sur un banc avec une douceur du Café de Barry, puis place au jeu : l’office du tourisme de Martigny propose une chasse au trésor gourmande à travers la ville. De boutique en boutique, on récolte les spécialités locales : pain complet, fromage régional, abricots juteux et autres délices.
Pour le soir, cap sur De Streif, temple de la raclette. Le fromage y coule comme un trophée — normal, le lieu appartient à Roland Collombin, ancien champion de ski. Aux murs, des photos noir et blanc racontent ses années de gloire ; au comptoir, les habitués refont le monde. Sous les arcades du centre historique, l’auberge de jeunesse de Martigny occupe un bâtiment de 1645 dans une rue bordée de maisons pastel. À l’intérieur, les chambres sont modernes, fraîchement rénovées. Un refuge charmant pour y passer deux nuits.
Jour 8
Direction Le Châtelard, à la frontière franco-suisse. Le funiculaire grimpe à pic. À 1825 m, un petit train panoramique prend le relais, longeant la montagne jusqu’au Minifunic, un mini-funiculaire. Quelques minutes plus tard apparaît le lac turquoise d’Émosson, construit dans les années 1920 par les Chemins de fer suisse pour produire de l’électricité. De là, poursuivez vers le lac turquoise d’Emosson, construit dans les années 1920 par les Chemins de fer fédéraux suisses pour produire de l’électricité. Au loin, on aperçoit le Mont-Blanc, plus haut sommet des Alpes, dans toute sa majesté.
Ensuite, à chacun son aventure : tyrolienne à 200 m du sol, visite guidée du barrage ou farniente sur une chaise longue avec un café. Les randonneurs, eux, s’engagent sur une boucle autour du barrage — trois heures de marche jusqu’à la Cabane du Vieux-Émosson (2180 m). Sur sa terrasse ensoleillée, on y déguste des plats locaux. Les passionnés de paléontologie continuent jusqu’au site du Vieux-Emosson pour admirer un gisement d’empreintes fossiles d’archosaures. Attention, même en été, il peut rester quelques plaques de neige… Le chemin du retour, totalement différent, traverse une gorge sauvage et calme.
Après une journée dans la haute montagne, retour à Martigny, pour un contraste total. Le Quartier LôDzè, lieu de vie contemporain, abrite un hôtel, un espace bien-être, un bar, un restaurant. Massage, bain relaxant, tarte Tatin ou dîner raffiné dans la cour intérieure : ce voyage de 8 jours s’achève avec élégance et raffinement ! Dernière nuit à l’auberge de jeunesse de Martigny, avant de refermer ce périple varié.
Découvrez les avantages
Passeport découverte Aletsch : pour une journée entière d’utilisation de tous les téléphériques de l’Aletsch Arena et du train local entre Brig et Fiesch.
Leukerbad Summer Card : utilisation illimitée des téléphériques Gemmi et Torrent et accès une fois par jour pendant 3 heures à une piscine thermale publique.
Pass Anniviers Liberté : vous recevez un pass gratuit pour chaque nuitée réservée. Utilisation gratuite du bus et accès gratuit aux activités.
My Privilège - Carte d'hôte: pour tout séjour d’au moins une nuit à Martigny, votre hôte vous remet le passeport MyPrivilège. Vous profitez ainsi de nombreux avantages et réductions chez différents partenaires touristiques.