L'été au Tessin

Brissago, Promenade

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Introduction

Le Tessin se révèle d’une incroyable diversité – et l’on y mange divinement bien. Montagnes sauvages, dolce vita au bord du lac Majeur, refuges d’alpage, terrasses à l’ombre des palmiers : les contrastes dessinent un décor unique. Pour découvrir cette région dans toute sa richesse et savourer chaque étape gourmande, nul besoin de voiture ! Train, bateau, bus, téléphérique et marche rythment ces 10 jours d’itinérance à empreinte écologique minimale.

Tessin

Le Tessin est la région italophone du sud de la Suisse, avec ses lacs bordés de palmiers et ses sommets alpins acérés. Bellinzone, la capitale du Tessin, abrite des châteaux médiévaux.

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Aperçu

Jour 1 : Locarno et sa Piazza Grande, gastronomie et baignade dans le lac
Jour 2 : Bateau vers Gambarogno au lac Majeur et nuit à l’Alpe di Neggia
Jour 3 : Réserve naturelle de Magadino puis bateau vers les îles de Brissago
Jour 4 : Jardin botanique et après une visite d’Ascona avec découverte du Monte Verità
Jour 5 : Train vers la vallée des Centovalli et découverte des fleurs comestibles à Intragna
Jour 6 : Bienvenue à Bellinzone et visite des châteaux classés à l’UNESCO
Jour 7 : Traversée du pont tibétain de Monte Carasso et nuit dans la Birdbox à Curzùtt
Jour 8 : Nature pure : randonnée au lac Ritom et nuit à la Capanna Cadagno
Jour 9 : Découverte du barrage de Luzzone et dégustation de produits locaux à la ferme
Jour 10 : Randonnée dans le joyau caché de Giornico et clôture du voyage

 

Jour 1

Le voyage démarre fort : entre Zurich HB et le Tessin, le train déroule un décor spectaculaire. Le trajet le plus rapide emprunte le tunnel de base du Gothard (environ 2h) ; en revanche, l’itinéraire le plus grandiose suit la ligne ferroviaire historique via Göschenen, à bord du Treno Gottardo ou du Gotthard Panorama Express. Paysages à couper le souffle. À Locarno, à peine arrivé, on déambule sous les palmiers géants jusqu’à la charmante Piazza Grande. En août, le Festival du Film fait vibrer la ville ; aujourd’hui, c’est un cappuccino qui rythme la pause. L’air a déjà un parfum de Méditerranée — rien d’étonnant, le lac Majeur situé dans le Tessin s’étend jusqu’en Italie. À la Bottega del Gusto, le risotto au poivre et au fromage de la Valle Maggia, vallée alpine toute proche, met tout de suite dans l’ambiance.

Après le déjeuner, cap sur le lac Majeur et ses reflets scintillants. Sur la rive, le parc Lake View invite à la sieste au soleil, tandis que le Wilson SUP Center propose de s’essayer au stand up paddle — le meilleur moyen d’aborder le lac ! Debout sur la planche, on glisse sur le lac Majeur qui se révèle dans toute sa splendeur : eaux miroitantes, montagnes en ligne d’horizon et calme olympien. Pour encore plus de zénitude : SUP yoga au lever ou au coucher du soleil. Magique.

Le soir venu, parfaitement détendu, on s’installe au Ristorante Fiorentina, dans le centre historique. Assiettes aux saveurs méditerranéennes : l’âme italo-suisse se savoure à chaque bouchée. Pour cette première nuit dans le Tessin, on séjourne dans un palais urbain du XVe siècle : le Caffè dell’Arte Boutique Rooms, un charmant boutique-hôtel niché au cœur de la vieille ville, restauré avec goût.

Jour 2

Sous le soleil matinal, cap sur la jetée de Locarno-Muralto où on embarque pour Vira. Le bâteau glisse sur le lac Majeur, le drapeau suisse flotte à la proue, alors que sur les rives défilent villas romantiques, montagnes et forêts. En face, sur la rive sud-est du lac, la Riviera del Gambarogno se dévoile. Tout le Tessin s’y concentre : eau cristalline, villages authentiques, châtaigneraies, camélias et lauriers-roses en fleurs. On se croirait dans un décor de cinéma. A Vira, deux options : plonger dans le lac ou profiter de la balançoire immergée dans l’eau du Shaka Beach Club. On y déjeune les pieds dans le sables, sur des chaises en rotin – et on savoure la dolce vita.

Ensuite, bus pour l’Alpe di Neggia, joyau caché au cœur des montagnes tessinoises. Depuis le terminus, une heure de marche mène à la Capanna Gambarogno, refuge moderne accroché au Monte Gambarogno. L’ascension offre déjà des panoramas à couper le souffle, mais le sommet (1 734 m) les décuple : le vert-bleu du lac Majeur, Ascona, Locarno, le delta de la Maggia et, au loin, des chaînes de montagnes escarpées. On a l’impression d’être au sommet du monde !

Le bon plan : rester ici pour diner et passer la nuit. Au restaurant de la Capanna Gambarogno, la cuisine joue la carte des traditions tessinoises. Dans l’assiette, des produits locaux : fromages des alpages de la Verzasca et de la Vallemaggia. Les chambres, elles, reflètent la paisible simplicité que l’on aime trouver au sommet d’une montagne.

Jour 3

Réveil au sommet : on admire le lever du soleil, puis on redescend. Il faut compter environ 2h de marche pour rejoindre le sentier Monte Gambarogno, de l’Alpe di Neggia à Indemini. Blotti contre la montagne, ce village isolé donne l’impression que le temps s’y est arrêté. On flâne dans le labyrinthe de ses ruelles étroites, avant de sauter dans le Car Postal jaune en direction de Magadino pour visiter la réserve naturelle des Bolle di Magadino. Cette zone deltaïque, coincée entre deux embouchures, est devenue une zone protégée et un sanctuaire pour les oiseaux.

On reprend le bateau pour traverser à nouveau le lac. Cap au sud vers Brissago. Au restaurant Boato, on déguste des spécialités de poissons, servies au bord de l’eau, à l’ombre des pins. Poisson frais du lac ou tartare de thon sur du Pane Valle Maggia, le pain traditionnel de la région, ici finement grillé : un délice. A proximité, le Lido Brissago, superbe complexe aquatique, invite à se détendre sur des chaises longues. On en profite, avant de rejoindre l’île de Brissago en bateau.

Là, le décor est carrément luxuriant : palmiers, bambous, fleurs et plantes exotiques et odorantes. Bienvenue au paradis. Perché sur cette île, la Villa Emden, véritable joyau de style néoclassique, affiche un luxe discret. Dix chambres seulement et un restaurant créatif et élégant qui prône le circuit-court et le saisonnier. Les ingrédients locaux proviennent directement du potager ou arrivent par bateau. Quand la nuit tombe sur le lac, on passe la nuit dans cette villa unique, sous des draps doux, fenêtres entrouvertes, avec la lune pour veilleuse.

Jour 4

Se réveiller sur l’île de Brissago, c’est comme vivre dans un rêve. L’île, achetée en 1885 par l’excentrique Antoinette Saint-Léger et son mari, doit sa métamorphose à la première. Après leur séparation, elle transforma ce bout de terre en somptueux jardin botanique subtropical, profitant du microclimat doux du lac Majeur. Elle y invita ses amis, des artistes et esprits libres. Cet héritage artistique flotte d’ailleurs encore dans la maison et le parc. Et quel parc ! Rosiers, serre d’orchidées, palmiers, bambous géants et fleurs magnifiques forment un lieu délicieusement romantique. On flâne, on traîne, on en oublierait presque l’heure ! Le bateau arrive, on rentre à Ascona.

A midi, déjeuner au Grotto Madonna della Fontana, pour une cuisine simple et authentique, comme dans de nombreux grottos. Puis, direction le Monte Verità (« la montagne de la vérité »). Dès 1900, le lieu a attiré de nombreux penseurs en quête de sociétés alternatives. Naturisme, végétarisme, anthroposophie, expériences artistiques : la montagne est devenu le berceau de l’avant-gardisme. La visite du lieu fait revivre cet utopisme et invite à savourer un thé à la Maison du thé, au cœur de ses propres plantations.

Le soir, à l’Antico Ristorante Borromeo, dans la vielle ville, on prend le temps de savourer un excellent dîner, avant de rejoindre, par de pittoresques ruelles sinueuses, l’hôtel La Meridiana Lake & SPA. Le soir tombe sur le lac. Depuis le balcon, on admire les lumières de l’île de Brissago scintiller au loin.

Jour 5

On quitte la jolie ville Ascona. Bus jusqu’à la gare de Locarno, puis embarquement à bord d’un train de la ligne ferroviaire Vigezzina-Centovalli : une voie étroite qui traverse un paysage montagneux jusqu’en Italie. Ici, on voyage lentement pour profiter au maximum d’un des plus spectaculaires chemins de fer alpins. Par la fenêtre défilent forêts, vieilles églises, prairies, gorges profondes, cascades. Arrêt à Intragna. Ce charmant village suisse est célèbre pour son viaduc ferroviaire de 80 mètres de haut, et son clocher, le plus haut du Tessin. Dans les bois alentour, place à la cueillette. Avec le botaniste Milo Bissegger (diplômé par la Société Botanique Suisse), on apprend à reconnaître les plantes et fleurs sauvages des montagnes. Thym, sauge, bleuets : c’est le Tessin que l’on goûte.

Cet ancrage au terroir se prolonge au restaurant Grotto Maggini, sous une tonnelle de vignes. Polenta, fromages locaux et café aux grains torréfiés au feu de bois : les spécialités locales se savourent. L’après-midi, marche dans les Centovalli — « les cent vallées » en raison des nombreuses ramifications de la vallée principale. Deux heures de randonnée exigeante sur un ancien sentier muletier jusqu’à Loco, entre forêts, chapelles et granges en pierre abandonnées. Il faut penser à bien s’hydrater ! Bus pour revenir à Locarno.

Le soir, dîner au restaurant Il Boccalino, dans une ambiance chaleureuse et raffinée qui contraste avec cet après-midi rude et sauvage. On se promène dans le quartier de Muralto avant de rejoindre Binario 934, un boutique-hôtel au design élégant, idéalement situé près de la gare.

Jour 6

Train pour Bellinzona, petit bijou médiéval qui marque les esprits. Au XVe siècle, cette ville appartenait aux ducs de Milan, d’où la présence d’arcades, de galeries et de maisons aux tons roses et ocre qui semblent sorties d’un autre temps. Samedi ? On profite du marché local, central, animé et plein de saveurs. Puis direction la Piazza del Sole. De là, on monte à pied ou en ascenseur jusqu’au Castelgrande. On visite le musée, on déambule sur les anciens remparts, on flâne dans la cour intérieure. On croise des classes d’école également. Rien étonnant, cette imposante forteresse fait partie d’un complexe fortifié inscrit à l’UNESCO. Castelgrande possède sa propre petite vigne, ainsi qu’un restaurant, Grotto San Michele. On s’installe en terrasse : la vue s’ouvre sur toute la vallée. Dans l’assiette, une excellente cuisine locale truffée de recettes médiévales.

Si Bellinzona est unique, elle le doit à ses trois châteaux, alignés autour de la ville comme les maillons d’une chaine : Castelgrande au centre, Montebello juste au-dessus de l’église Renaissance (identifiable à sa coupole bleue) et, plus haut, Castello di Sasso Corbaro. L’ascension vers ce dernier est raide. Le bon plan ? Louer un Bellinzona Car à l’office du tourisme. Cette petite voiture électrique permet d’explorer la région sans effort. En quelques minutes à peine, Sasso Corbaro surgit, édifice massif et impressionnant.

Avant le dîner au restaurant Foca (incontournable), on se perd dans les ruelles de la vieille ville. Nuit à l’Hotel & Spa Internazionale, juste en face de la gare. Idéalement situé pour explorer la région. Depuis le balcon de l’établissement, on admire les maisons roses et jaunes accrochées à la montagne.

Jour 7

On enfile de bonnes chaussures de randonnée et, à la gare, on achète des sandwichs garnis (il y en a un large choix) et des bouteilles d’eau pour un pique-nique en chemin. Puis, bus jusqu’à Monte Carasso Funivia, point de départ du téléphérique (réservation nécessaire) vers Curzùtt. Dans la petite cabine, on survole rochers et châtaigneraies. En contrebas apparaissent des maisons construites en pierre et ardoise. Depuis Curzùtt, on marche une heure avant d’atteindre le pont tibétain de Carasc : la montée est rude et le sentier rocheux. Au bout du chemin, la récompense : le pont suspendu s’étire à 130 mètres au-dessus de la vallée verdoyante de Sementina. On traverse le pont, en contrebas coule la rivière, le vent s’invite.

Quel spectacle ! De l’autre côté du pont, on se prend en photo sur la balançoire « Swing the World » avant de revenir sur nos pas pour rejoindre un autre trésor : la petite église San Barnàrd ornée de fresques des XIVe et XVe siècles. A l’intérieur, on s’attarde devant des peintures anciennes. Dehors, un banc invite à profiter de la vue — l’endroit parfait pour un pique-nique. Retour à pied à travers bois vers Curzùtt (Corte di Sotto), ancien hameau de montagne restauré pierre par pierre et aujourd’hui, en grande partie restauré. Le soir, dîner à l’auberge de Curzùtt, dehors sous les étoiles, à se régaler de saveurs locales.

Insolite : la nuit se passe dans une Birdbox, petite chambre moderne posée au cœur de la nature. Une sorte de glamping à la lisière du vieux village aux maisons de pierre. A Curzùtt, le temps semble suspendu. Une expérience qu’on n’oublie pas.

Jour 8

Pour vivre cette journée pleinement, mieux vaut se préparer : prévoir nourriture et boisson, crème solaire, casquette, et de bonnes chaussures. On descend à pied à travers les forêts de châtaigniers. Puis, à  Monte Carasso, on monte dans le bus pour Bellinzona, avant d’attraper le train vers Piotta, point de départ du funiculaire du Ritom — l’un des plus raides d’Europe. Dans la cabine rouge, le temps semble suspendu. Les maisons de la vallée rapetissent peu à peu, le silence s’installe. Douze minutes de trajet à peine mais un fragment d’éternité à inscrire sur la liste des expériences à vivre au moins une fois dans sa vie ! En haut, le parfum des herbes sauvages de montagne flotte dans l’air et la région lacustre de la Val Piora se dévoile. On marche autour du lac vert Ritom (1850 m) pour profiter de sa beauté sauvage et… du calme. C’est souvent ici que les conducteurs fatigués qui quittent le tunnel du Gothard, s’offrent leur première pause vacances. On les comprend.

À l’heure du déjeuner, on s’attable au Ristoro Taneda, posé entre deux lacs. A côté de la terrasse, flotte le drapeau suisse. On y déguste le fromage de l’Alpe Piora et des tagliatelles au ragù typique du Tessin. Le soleil sur le visage, l’air vif de la montagne dans les poumons : une halte idéale pour reprendre des forces. La randonnée se poursuit sur le sentier des trois lacs de Piora. Pause conseillée au Lago di Tom (2021 m) : sable blanc, eau bleu clair — on se croirait dans les Caraïbes. Puis retour vers le lac de Cadagno (1923 m) et la Capanna Cadagno. L’ensemble de la balade prend environ 2 heures.

La Capanna Cadagno, c’est vraiment un lieu à part ! Ce refuge de montagne moderne situé sur un haut alpage, est ouvert du début juin à la fin octobre. Propriétaires accueillant, cuisine délicieuse, et une nuit paisible à souhait.

Jour 9

Retour dans la vallée jusqu’à la gare de Biasca. Bus vers Olivone, puis Bus Alpin jusqu’au barrage de Luzzone. Le décor est féérique : un lac bleu-vert encerclé de sommets boisées qui se reflètent dans l’eau. Le paysage impose le silence. On se sent à la fois minuscule et tellement privilégié. Quelques pas sur le barrage pour mesurer l’ampleur de l’ouvrage — prudence aux personnes sujettes au vertige ! Lors des visites guidées (sur réservation), on explore les entrailles du barrage et on découvre le fonctionnement de la principale source d’énergie renouvelable de la Suisse : l’hydroélectricité. Fascinant.

Déjeuner au restaurant Luzzone avec vue imprenable sur le barrage. À la carte, le Lo Spiedone del Luzzone : brochettes grillées, de viande ou légumes selon l’envie. Ceux qui préfèrent profiter de l’herbe des alpages peuvent opter pour un panier pique-nique. Pour profiter du terroir alpin, on vite l’Azienda Agricola Alnéid, la ferme de la famille Martinelli. Ici, tout est fait maison : fromages d’alpage, charcuteries. L’exploitation n’ouvre qu’en été, et propose un camping rustique derrière les étables.

En fin de journée, on redescend en Bus Alpin et on s’installe au Campra Alpine Lodge & Spa. Architecture contemporaine en bois clair, établissement alimenté en hydroélectricité. À l’intérieur : chambres lumineuses, restaurant, et spa. Autour, les pins et les montagnes. On lâche prise.

Jour 10

Dernier jour au Tessin. Les palmiers et les jardins en bord de lac ? On les a admirés. La dolce vita ? On en a bien profité. Les églises romanes, les villages discrets, les vallées boisées et les montagnes abruptes ? On les a explorés. Les produits du terroir : polenta, fromages d’alpage, charcuterie locale ? On s’en est régalé. Reste un dernier chapitre à ouvrir : celui du vin. A l’extrême sud des Alpes, le soleil donne aux crus tessinois une saveur unique.

Bus d’Olivone à Biasca, puis train pour le charmant village de Giornico. Là, le célèbre domaine viticole Settemaggio, plusieurs fois médaillé d’or, possède 2,5 hectares de vignes et une seconde cave. Visite guidée sous le soleil matinal, découverte de leur production biologique, et dégustation de vins accompagnés d’amuse-bouches typiques du Tessin. Le village de Giornico ressemble à un petit musée à ciel ouvert, et mérite qu’on s’y attarde. Il invite à découvrir sept églises dont la remarquable San Nicola, édifiée au XIIᵉ siècle.

Retour à Bellinzona pour un dernier dîner au Castelgrande, en terrasse toujours, pour voir le soleil décliner. Nuitée à Monte Carasso, au Ca Pölete, une jolie maison typique du Tessin qui peut accueillir sept personnes. Bois clair, touches de vert apaisantes, cheminée et spa privé avec serviettes à disposition. De la fenêtre, on admire les toits rouges du village. Une façon élégante de refermer le voyage, de quitter le Tessin avec l’impression d’en avoir saisi l’essentiel.

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