L'automne en Valais
Introduction
Les plus beaux panoramas de Suisse ? Ils sont en Valais. 45 sommets franchissent la barre mythique des 4000 mètres, parmi lesquels le célèbre Cervin. On chemine le long de crêtes escarpées, le regard happé par les couleurs de l’automne et l’éclat turquoise des lacs de barrage. Train, bus, téléphérique, télécabine : 6 jours d’émerveillement en mode mobilité douce.
Valais
Avec son paysage unique et varié, le Valais est une région de contrastes: Des sommets majestueux aux vallées authentiques ainsi qu'aux vastes vignobles dans la vallée du Rhône.
Aperçu
Jour 1 : Visite du château Stockalper et du World Nature Forum à Brigue
Jour 2 : Randonnée vers Moosfluh et panorama à 360° sur le glacier d’Aletsch depuis l’Eggishorn
Jour 3 : Prenez le Gornergratbahn, vivez l’expérience du Cervin et randonnez à travers les forêts de mélèzes dorés jusqu’à Zermatt
Jour 4 : Promenade des sources thermales et randonnée panoramique au-dessus de Loèche-les-Bains
Jour 5 : Découvrez le village de St-Luc dans le val d’Anniviers et randonnez sur le Sentier des Planètes à travers des forêts flamboyantes
Jour 6 : À Martigny, visite des chiens du Saint-Bernard et randonnez dans les gorges du Durnand
Jour 1
Depuis Zurich HB, le train file vers Brig, charmante petite ville alpine nichée dans la vallée du Rhône. Deux heures de trajet à admirer des montagnes de plus en plus impressionnantes. A l’arrivée, Brig dévoile son joyau : le château Stockalper, l’un des plus imposants édifices de l’architecture baroque en Suisse, érigé sur ordre du riche marchand valaisan Gaspard Stockalper de la Tour (1609-1691). Trois tours de granit enserrent la Cour des arcades, tandis qu’à travers de petites fenêtres, se dévoilent les jardins historiques ornés de fruitiers et de haies de buis (entrée gratuite).
Dans les épais murs du palais, le restaurant Schlosskeller propose un déjeuner varié : plats traditionnels et options vegan, à manger sur place ou à emporter. Par beau temps, on s’installe au jardin sous un cognassier. Puis, retour à la gare pour rejoindre le World Nature Forum, sur la rive nord du Rhône. Le monde des montagnes se dévoile : cristaux observés à la loupe, démonstrations de la force de l’eau, état des glaciers face au changement climatique… Dans un wagon de train de montagne de 1912, on revit virtuellement la première ascension de la Jungfraujoch. Un avant-goût idéal de ce programme de 8 jours en montagne !
Si si, le cordon bleu est né ici, à Brig ! Selon la recette de 1818, il se prépare avec de la viande et le fromage raclette du Valais AOP. On le savoure au restaurant Walliserstuba, à deux pas de la pittoresque place St-Sébastien et de l’hôtel Stockalperhof. Dernier coup d’œil sur la vieille ville : les hauts sommets veillent en silence. Et attendent le randonneur.
Jour 2
L’achat du Passeport Découverte Aletsch à l’office du tourisme de Brig vous ouvre l’accès à tous les téléphériques de l’Aletsch Arena ainsi qu’au train local jusqu’à Fiesch. C’est parti ! De la gare de Brig, 10 minutes de train jusqu’à Mörel, téléphérique jusqu’à Riederalp (1925 m), puis télécabine jusqu’au point de vue de Moosfluh (2335 m). Le silence s’impose à la vue du grand glacier d’Aletsch : 11 milliards de tonnes de glace s’étirant sur 20 kilomètres. Un spectacle saisissant qui émeut plus d’un visiteur ! On marche le long de la crête, puis à travers la magnifique forêt protégée d’Aletsch jusqu’à Riederfurka.
Déjeuner à la Villa Cassel, élégante villa victorienne qui surgit comme un mirage dans ce décor alpin sauvage. Elle abrite un centre dédié à la protection de la nature, ainsi qu’un salon de thé au parquet en bois brillant. C’est l’endroit idéal pour une soupe chaude et un gâteau maison. De retour à Riederalp, télécabine jusqu’à Mörel, puis train jusqu’à Fiesch, un peu plus loin dans la vallée. On s’installe à l’Hôtel des Alpes, reconnaissable à sa façade jaune ocre, avant de repartir aussitôt vers les téléphériques menant au sommet de l’Eggishorn. Là encore, la vue impressionne : le gigantesque glacier d’Aletsch est entouré d’une vingtaine de sommets dépassant les 4000 mètres.
À l’Hôtel des Alpes, on trinque avec une Aletschbier brassée sur place par le propriétaire, sommelier en bière. Santé ! À cette belle journée alpine, qui se prolonge autour des spécialités valaisannes du restaurant.
Jour 3
Il faut avoir vu le Cervin au moins une fois dans sa vie ! Direction Zermatt. Le voyage en train, un peu plus de deux heures, vaut à lui seul le détour : la rame s’élève en suivant le cours de la Vispa, entre forêts de pins élancés et parois rocheuses vertigineuses. Le paysage alpin se dévoile, grandiose. Des « oh » émerveillés fusent dans les wagons. À Zermatt, on embarque à bord du train à crémaillère du Gornergrat qui grimpe jusqu’à la terrasse ensoleillée du Gornergrat, à 3100 m d’altitude. La montagne en mode durabilité : les trains qui redescendent produisent suffisamment d’énergie pour alimenter en partie ceux qui montent. Du sommet, le panorama est saisissant : pas moins de 29 sommets dépassant les 4000 mètres se dressent à l’horizon, dominés par la silhouette emblématique du Cervin. Le spectacle laisse sans voix.
Qu’est-ce qui scintille tout là-haut avec le Cervin en arrière-plan ? C’est la locomotive historique, restaurée et dorée à l’or fin, qui fut la première à atteindre le sommet du Gornergrat. Le sentier thématique qui y conduit raconte l’histoire impressionnante du chemin de fer à crémaillère. La descente en train gagne encore en relief. Vers midi, on interrompt le trajet à mi-parcours, à la gare de Riffelberg, pour une pause déjeuner au Chämihitta ou à l’Alphitta (ouverts jusqu’au 19 octobre environ). Ces deux restaurants d’altitude sont typiques de la Suisse : d’un côté, l’Alphitta, décors alpin chic et magnifique terrasse orientée face au Cervin ; de l’autre, le Chämihitta, plus rustique, avec un poêle en pierre où l’on vient se réchauffer autour de spécialités maison réconfortantes, escalope de cerf, fondue au fromage et strudel aux pommes dont la réputation n’est plus à faire !
On redescend ensuite à pied à travers des forêts de mélèzes que l’automne révèle dans toute leur splendeur, en un jaune doré presque irréel. L’air se charge de senteurs de pins alpins, qui apaisent instantanément le promeneur. S’il existait un mot suisse pour exprimer la zénitude, il aurait sans doute été inventé ici ! À Zermatt, on met le cap sur Loèche, de l’autre côté de la vallée du Rhône, puis on enchaîne en bus jusqu’à Loèche-les-Bains, village de montagne qui abrite le plus grand complexe thermal de Suisse. On dîne au restaurant de l’hôtel & spa Therme 51. Dans l’assiette, une cuisine vegan fusion qui combine produits locaux et influences internationales, avec viande et poisson en option pour compléter le choix. Avant de s’endormir, on profite d’une ultime parenthèse dans un bain thermal éclairé, puis on glisse sous les draps, comme en apesanteur.
Jour 4
Se réveiller dans un hôtel bien-être est un véritable privilège. Tôt le matin, on s’offre un bain régénérant, un massage ou un sauna, avant d’enfiler ses chaussures de randonnée. Près de la place du village, on emprunte la Passerelle des sources thermales, spectaculaire construction en acier qui traverse les gorges de la Dala. En contrebas, le ruisseau gronde. À quelques mètres, les sources thermales de Loèche-les-Bains bouillonnent, après quarante ans passés sous terre. Sur le pont suspendu, le fracas d’une cascade qui chute de 35 mètres surprend à chaque pas. La nature se déploie dans sa force brute.
En suivant les panneaux, on regagne le village pour embarquer dans la télécabine du Torrent, qui s’élève jusqu’à la Rinderhütte, à 2350 mètres d’altitude. A chaque mètre gagné, le panorama alpin se déploie encore et encore. Là-haut, les sommets valaisans de 4000 m scintillent, tandis que le vent d’automne, chaud, presque épicé, caresse les hauteurs. On pourrait rester ici indéfiniment. Mais la faim se fait sentir. Au Panoramabar, posé juste à côté du refuge, on sert des soupes du jour et des smash burgers costauds, exactement ce qu’il faut à ce moment du parcours. Depuis les alpages, les sentiers se déplient dans plusieurs directions ; après le déjeuner, on choisit la route panoramique. Le chemin descend doucement vers la station et le restaurant Torrentalp. Ensuite, libre à chacun de redescendre en télécabine ou de poursuivre à pied jusqu’à Loèche-les-Bains, au rythme du paysage. Encore une fois, le spectacle est exceptionnel : granges en bois patinées par le temps, odeurs d’herbes, effluves de fleurs sauvages. Plein la vue, plein les narines.
Et pour un shoot d’adrénaline, on loue à la station de Rinderhütte, une trottinette Monster, un tout-terrain avec de gros pneus qui permet de dévaler la montagne en s’amusant. De retour à Loèche-les-Bains, on déguste une fondue traditionnelle au fromage au restaurant Tannuheim, dans un chalet en bois aux volets typiques de la région. Et si la parenthèse bien-être a échappé au planning du matin, pas d’inquiétude : une nuit de plus est prévue à l’hôtel Therme 51, qui dispose d’un superbe espace spa.
Jour 5
Aujourd’hui, cap sur le Val d’Anniviers, sublime vallée valaisanne où les chalets en bois sombre continuent de raconter la vie à la montagne. Depuis Loèche-les-Bains, on alterne bus et train jusqu’à Sierre, avant un dernier bus vers Saint-Luc, village d’altitude pittoresque. Deux heures de transports publics à la découverte d’une Suisse presque hors du temps magnifiée par la lumière automnale. Le Funiculaire St-Luc/Tignousa grimpe ensuite jusqu’à 2180 mètres et, une fois de plus, le trajet est spectaculaire. Cette fois, il traverse des alpages colorées de gentianes bleues qu’on pourrait effleurer du bout des doigts. Le Sentier des Planètes commence à l’Observatoire François-Xavier Bagnoud, juste à droite de la station supérieure. Un lieu high-tech où observer le soleil et l’univers à travers un télescope dernière génération. Dehors, la balade prend des allures de rêverie cosmique : le long du chemin, des sculptures de planètes et comètes jalonnent le sentier, accompagnées d’explications détaillées. Un cours d’astronomie à ciel ouvert.
Ce sentier mène à l’Hôtel Weisshorn, du nom du mythique sommet de 4505 mètres qui domine l’horizon. On s’y attarde pour un déjeuner face aux cimes et pour savourer une inoubliable tarte aux myrtilles. Pour les amateurs de topographie : le centre géographique du Valais se situerait ici même, à Saint-Luc. Il y a quelque chose d’assez singulier à se tenir pile au cœur de ce canton qui concentre le plus grand nombre de hauts sommets de Suisse. En redescendant, on croise le point de triangulation : un totem en bois marque l’emplacement exact — ne le ratez pas !
Le diner se savoure au restaurant de l’hôtel Le Beausite, adresse prisée des habitants du coin. Ici, la cuisine fait la part belle au terroir, au local et aux produits de saison. A l’automne, les chanterelles et le menu gibier s’imposent naturellement à la carte. À quelques pas, l’hôtel Bella Tola déploie son charme d’antan. Né à l’initiative d’un herboriste venu soigner les corps des alpinistes, il continue d’écrire son histoire. Aujourd’hui, on y dort dans des chambres rénovées avec soin, avant de rejoindre un spa contemporain, comme une parenthèse chaleureuse au coeur du relief.
Jour 6
Direction Sierre en bus, puis train pour Martigny. Par la fenêtre, les paysages du Valais défilent : vignobles et vergers à perte de vue (les abricots sont fameux). Lovée dans un méandre du Rhône, Martigny cultive une solide réputation gourmande. Des panneaux racontent l’histoire des anciens cols alpins, dont celui du Grand-Saint-Bernard, passage mythique vers l’Italie. Qui évoque la silhouette familière des célèbres chiens sauveteurs. Autrefois élevés par des moines, ces chiens sont aujourd’hui sous l’aile de la Fondation Barry. Leur royaume s’appelle Barryland. Dans ce parc thématique, on peut observer ces adorables compagnons à quatre pattes.
On déjeuner sur un banc avec une douceur du Café de Barry, puis on prend la direction de la gare. Dans le train de Martigny en direction d’Orsières, on descend à Bovernier. On suit ensuite les panneaux Les Valettes et Lac de Champex : environ vingt minutes de marche mènent aux spectaculaires Gorges du Durnand. On progresse sur des passerelles en bois et parfois des escaliers franchement raides. Ça gronde, ça rugit : quatorze cascades se succèdent ! Spectacle garanti. Pour se remettre de ses émotions, on s’attable au Streif à Martigny, le temple de la raclette. Le fromage y coule comme un trophée — normal, le lieu appartient à Roland Collombin, ancien champion de ski.
Aux murs, des photos noir et blanc racontent ses années de gloire ; au comptoir, les habitués refont le monde. Sous les arcades du centre historique, l’auberge de jeunesse de Martigny occupe un bâtiment de 1645, au cœur d’une rue bordée de maisons pastel aux volets colorés. À l’intérieur, les chambres fraîchement rénovées jouent la carte de la modernité. Un refuge plein de charme pour une nuit réconfortante.
Découvrez les avantages
Passeport découverte Aletsch : pour une journée entière d’utilisation de tous les téléphériques de l’Aletsch Arena et du train local entre Brig et Fiesch.
Leukerbad Summer Card : utilisation illimitée des téléphériques Gemmi et Torrent et accès une fois par jour pendant 3 heures à une piscine thermale publique.
Pass Anniviers Liberté : vous recevez un pass gratuit pour chaque nuitée réservée. Utilisation gratuite du bus et accès gratuit aux activités.
My Privilège - Carte d'hôte: pour tout séjour d’au moins une nuit à Martigny, votre hôte vous remet le passeport MyPrivilège. Vous profitez ainsi de nombreux avantages et réductions chez différents partenaires touristiques.